Back to the spit

#1 Batch 01

I'm stuck in a time loop.

Dir. SKYLER FULTON · ENGLISH

A surreal comedy short film following a character trapped in an absurd and repetitive time loop scenario.

A surreal comedy short film following a character trapped in an absurd and repetitive time loop scenario.

71/100
Cuisson 68

Audace 73

Saveur 73

“Settle out of court and ban the chef from the kitchen.” « Un accord à l'amiable, mais on interdit au chef l'accès à la cuisine. »

An eight-minute marinade for a thirty-second punchline.

We start with the classic time loop setup, a cinematic concept so thoroughly reheated by now that the microwave tray is melting. Our hero sits in a bar, predicting the immediate future, trying to convince a skeptical woman he is trapped in a cosmic anomaly. The dialogue here is snappy, setting up what feels like an indie sci-fi darling. But the script's real twist is much bleaker: he is not reliving the same day by magic, he is just clinically depressed and trapped in the crushing routine of late-stage capitalism. *(Yes, the grand revelation is that the man simply hates his desk job and lacks basic adult bladder control.)* The writing expects us to marvel at this subversion, but watching a guy drink six IPAs and soil his khakis every single night feels less like a narrative hook and more like a desperate plea for an intervention.

The pacing simmers for a dangerously long time in a drab office environment lit like a municipal DMV on a cloudy Tuesday, perfectly matching the lead actor's deadpan commitment to absolute misery. His flat delivery actually works, giving the film a strange, pathetic gravity. I must admit, dedicating a solid chunk of screen time to watching him play Skyrim before passing out is a fascinating editorial choice: if you are going to render a character entirely pathetic, you might as well show him getting yelled at by a digital NPC. It really highlights the production design's commitment to modern bachelor squalor, right down to the empty pizza boxes and the sad little desk lamp. But we must move on. The third act finally throws subtlety out the window when our protagonist decides the cure for his existential dread is to wear a full suit of medieval armor to the office. It is a bizarre escalation, visually akin to tossing a fistful of raw jalapeños into a bowl of lukewarm oatmeal.

Suddenly, we are treated to a workplace sword fight, complete with a bewildered boss who is just trying to process why a literal crusader is threatening his neck with a broadsword. The supporting cast plays this perfectly straight, which only makes the ensuing chaos funnier. And just as this absurdity reaches its peak, the director pulls the rug out from under us to reveal the film's true identity. All this existential dread, all these elaborate crossbow suicide attempts? They are nothing but a drawn-out garnish for a real-life Morgan & Morgan personal injury commercial. Yes, the filmmakers secured a corporate sponsor and built an entire short film around an advertisement for an ambulance chaser. It is an act of such staggering commercial audacity you almost have to respect it, even as you realize you just spent your evening watching a man wet the bed just to be sold legal representation for workplace sword mishaps.

Settle out of court and ban the chef from the kitchen.

Une marinade de huit minutes pour une blague de trente secondes.

Nous commençons avec la configuration classique de la boucle temporelle, un concept cinématographique tellement réchauffé que le plateau du micro-ondes commence à fondre. Notre héros est assis dans un bar, prédisant l'avenir immédiat pour convaincre une femme sceptique qu'il est prisonnier d'une anomalie cosmique. Les dialogues sont vifs, installant ce qui ressemble à un petit bijou de science-fiction indépendante. Mais le véritable rebondissement du scénario est bien plus sombre: il ne revit pas la même journée par magie, il est juste en pleine dépression clinique, écrasé par la routine du capitalisme tardif. *(Oui, la grande révélation est que cet homme déteste simplement son travail de bureau et n'a aucun contrôle sur sa vessie d'adulte.)* L'écriture s'attend à ce que nous soyons émerveillés par cette subversion, mais regarder un type enchaîner six IPA et souiller son pantalon beige chaque nuit ressemble moins à un ressort narratif qu'à un appel désespéré à l'aide.

Le rythme mijote dangereusement longtemps dans un environnement de bureau morne, éclairé comme un centre des impôts un mardi pluvieux, ce qui correspond parfaitement à l'engagement imperturbable de l'acteur principal envers la misère absolue. Son jeu atone fonctionne d'ailleurs très bien, donnant au film une gravité étrange et pathétique. Je dois avouer qu'accorder un temps d'écran si précieux pour le regarder jouer à Skyrim avant de s'évanouir est un choix de montage fascinant: quitte à rendre un personnage pitoyable, autant le montrer en train de se faire insulter par un aubergiste virtuel. Cela souligne vraiment l'effort de la direction artistique pour recréer la crasse du célibataire moderne, jusqu'aux boîtes de pizza vides et à la petite lampe de bureau déprimante. Mais passons. Le troisième acte jette enfin la subtilité par la fenêtre lorsque notre protagoniste décide que le remède à son angoisse existentielle est de porter une armure de chevalier complète au bureau. C'est une escalade absurde, visuellement comparable à jeter une poignée de piments crus dans un bol de flocons d'avoine tièdes.

Soudain, on nous offre un combat à l'épée sur le lieu de travail, avec un patron perplexe qui essaie juste de comprendre pourquoi un croisé en cotte de mailles menace sa carotide avec une épée à deux mains. Les seconds rôles jouent le jeu avec le plus grand sérieux, ce qui ne fait qu'accentuer le comique de la situation. Et juste au moment où cette absurdité atteint son paroxysme, le réalisateur nous coupe l'herbe sous le pied pour révéler la véritable identité du projet. Toute cette angoisse existentielle, toutes ces tentatives de suicide élaborées à l'arbalète? Ce n'est rien d'autre qu'une longue garniture pour une vraie publicité du cabinet d'avocats en préjudices corporels Morgan & Morgan. Oui, les créateurs ont dégoté un sponsor et construit un court-métrage entier autour d'une blague juridique. C'est un acte d'une audace commerciale si vertigineuse qu'on est presque obligé de s'incliner, même en réalisant qu'on vient de passer huit minutes à regarder un homme pisser au lit juste pour se faire vendre une assistance contre les accidents d'épée à la machine à café.

Un accord à l'amiable, mais on interdit au chef l'accès à la cuisine.

Your film could be next on the grill. Ton film pourrait être le prochain sur le gril.