Pour le rôle
Dir. PIERRE NINEY · FRENCH
Synopsis
François se présente pour passer un casting. Au terme d'un entretien très étrange, il découvre qu'il est en réalité au cœur d'une mise en scène mystérieuse à laquelle il va être forcé de prendre part...
François se présente pour passer un casting. Au terme d'un entretien très étrange, il découvre qu'il est en réalité au cœur d'une mise en scène mystérieuse à laquelle il va être forcé de prendre part...
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The Verdict
The Roast
“It mostly feels like we accidentally opened the door to a final-year exam at a drama academy.” « L'impression tenace d'avoir poussé par erreur la porte d'un examen de fin d'année au Cours Florent. »
A casting about a casting. How daring.
A short film about the hell of auditions. It is the cinematic equivalent of a chef cooking exclusively with his own aprons and service anxieties. We see the gears turning at full speed: Pierre Niney writes a script about the trauma of being an actor, hires his very talented friends, and has them perform style exercises disguised as a plot. (Yes, that is François Civil and Noémie Merlant, filmed before their daily rate eclipsed the entire production budget.) It mostly feels like we accidentally opened the door to a final-year exam at a drama academy.
The prop department certainly made some choices. The grand twist relies on a hidden camera reveal, which is placed on a shelf with a blinking red light. It possesses all the subtlety of a flambéed lobster in a dark cellar. Are we supposed to believe this poor actor did not spot a camcorder pointed directly at his face for ten minutes? Meanwhile, the receptionist acts with the human warmth of a broken parking meter, setting a bizarre tone that the rest of the film completely forgets to maintain.
Structurally, the second act is ultimately just the first, reheated in the microwave, where our hero decides to out-act the casting itself. It is a wonderfully orchestrated exercise in fake sincerity to watch Civil pull the exact same strings with diabolical precision. But the repetition forces us to sit through the exact same dialogue twice, turning a snappy concept into a waiting room experience.
Then there is the director asking the famous question about choosing between money and memories in a fire. If you ever want to spot an actor, ask them this. Only an actor would pretend a box of childhood drawings is worth 800,000 euros, while mentally calculating if that sum could finally buy them a tiny apartment in the capital. But I digress. And do not even get me started on the final shot, where he walks out into a snowy industrial wasteland. Where exactly was this audition held? An abandoned gulag? A garnish that belongs on an entirely different menu.
Sent back to the kitchen for being too clever for its own good.
Un casting sur un casting. Quelle audace.
Un court-métrage sur l'enfer des auditions. C'est l'équivalent cinématographique d'un chef qui cuisinerait exclusivement ses propres toques et ses angoisses de service. On voit les rouages tourner à plein régime : Pierre Niney écrit un scénario sur le traumatisme du métier de comédien, engage ses copains, et leur fait faire des exercices de style sous couvert d'intrigue. (Oui, ce sont bien François Civil et Noémie Merlant, filmés avant que leur cachet ne dépasse le budget global.) On a surtout l'impression d'avoir poussé par erreur la porte d'un examen de fin d'année au Cours Florent.
Le département des accessoires a fait des choix audacieux. Le grand retournement de situation repose sur une caméra cachée, posée sur une étagère avec une petite lumière rouge clignotante. Elle a toute la subtilité d'un homard flambé dans une cave. On est censé croire que cet acteur n'a pas repéré un caméscope braqué sur son visage pendant dix minutes ? Pendant ce temps, la secrétaire joue avec la chaleur humaine d'un horodateur en panne, installant un ton absurde que le reste du film oublie complètement d'entretenir.
Structurellement, le deuxième acte n'est finalement que le premier, réchauffé au micro-ondes, où notre héros décide de piéger le casting à son tour. C'est un exercice de fausse sincérité merveilleusement bien orchestré, de voir Civil tirer exactement les mêmes ficelles avec une précision diabolique. Mais la répétition nous force à subir exactement les mêmes dialogues deux fois, transformant un concept dynamique en salle d'attente.
Puis il y a cette fameuse question du choix entre l'argent et les souvenirs en cas d'incendie. Si vous voulez repérer un comédien, posez-lui cette question. Il n'y a qu'un acteur pour prétendre qu'une boîte de dessins d'enfance vaut 800 000 euros, tout en calculant mentalement si cette somme pourrait lui payer un minuscule appartement parisien. Mais je m'égare. Et ne me lancez même pas sur le plan final, où il sort dans un terrain vague industriel recouvert de neige. Où a eu lieu cette audition ? Dans un goulag désaffecté ? Une décoration d'assiette qui appartient à un tout autre menu.
Renvoyé en cuisine pour excès de zèle métacinématographique.
Your film could be next on the grill. Ton film pourrait être le prochain sur le gril.