Back to the spit

#10 Batch 0000

The Wait

Dir. MORPHINE MORPHINE · ENGLISH

A 1-minute short film exploring the feeling of isolation and anticipation during a pandemic lockdown, where a character counts down the moments by playing on a makeshift drum set while waiting for food.

A 1-minute short film exploring the feeling of isolation and anticipation during a pandemic lockdown, where a character counts down the moments by playing on a makeshift drum set while waiting for food.

41/100
Cuisson 50

Audace 30

Saveur 37

“A bold choice to build a cinematic narrative around waiting for a microwave to ding.” « C'est un choix audacieux de construire sa tension dramatique autour de la minuterie d'un micro-ondes. »

Microwaved pandemic leftovers.

The film opens with a tinny phone call about "this pandemic bullshit" just to ensure we know exactly which expired cultural moment we are reheating. It is a bold choice to build a dramatic narrative around waiting for a microwave, an engine of suspense that usually peaks with a lukewarm center. (Yes, the voiceover confidently says "see you in like two months," perfectly capturing the naive optimism of 2020 and the exact amount of time this sixty-second film feels like.)

Then we get the cinematic centerpiece. Our protagonist, clad in a sleeveless Converge shirt, begins drumming with chopsticks. The editing desperately tries to whip this bouillon cube into a full meal by cutting to a dramatically lit fantasy drum solo. It is lit like a promotional video for a mid-tier church worship band, but at least the sound mix actually remembers what a snare sounds like.

I have to admire the sheer audacity of the visual tension. We are served extreme close-ups of the man's sweaty face and tight shots of a ticking clock, as if he is defusing a bomb rather than waiting for instant noodles. The transition from table-tapping to a stage performance is the kind of visual trick you discover in editing software on a rainy Tuesday and immediately decide is profound.

Ding, your minute is up.

Un reste de confinement réchauffé au micro-ondes.

Le court-métrage s'ouvre sur un coup de fil crachouillant parlant de "ces conneries de pandémie", juste pour être sûr qu'on comprenne bien quelle soupe périmée on est en train de nous resservir. C'est un choix audacieux de construire sa tension dramatique autour de la minuterie d'un micro-ondes, un moteur narratif qui culmine généralement avec un plat froid à l'intérieur. (Oui, la voix off lâche un "à dans deux mois", capturant à la perfection l'optimisme béat de 2020 et la durée exacte que semble durer cette petite minute.)

Puis vient le plat de résistance. Notre héros, arborant fièrement un débardeur Converge, improvise un solo avec des baguettes chinoises. Le montage essaie désespérément de monter ce bouillon cube en sauce béarnaise en enchaînant les coupes vers un fantasme de batteur sous les projecteurs. L'ensemble est éclairé comme le clip promotionnel d'un groupe de rock chrétien, même si le mixage son se souvient, par miracle, du bruit d'une vraie caisse claire.

Il faut tout de même saluer le toupet de la mise en scène. On nous inflige de gros plans sur le visage en sueur du protagoniste et sur les aiguilles d'une horloge, comme s'il désamorçait une ogive nucléaire au lieu d'attendre des nouilles instantanées. Le passage de la table de cuisine au vrai kit de batterie est exactement le genre de trouvaille visuelle qu'on découvre sur son logiciel de montage un mardi pluvieux et qu'on prend immédiatement pour du grand art.

Le minuteur a sonné, c'est l'heure de jeter.

Your film could be next on the grill. Ton film pourrait être le prochain sur le gril.